En France, le prêt de particulier à particulier sur Internet n'existe pas encore. L'équivalent français du Prosper américain, du Zopa anglais, ou du Boober hollandais reste à créer.
Cependant, rien n'interdit aux particuliers de se prêter directement de l'argent entre eux, par chèque, par virement bancaire ou en espèces. Et même -pour les plus jeunes d'esprit - de s'envoyer de l'argent par SMS via le téléphone mobile.
Pour prouver l'existence du prêt, une trace écrite est indispensable. Les bons comptes font les bons amis. En l'absence d'écrit, l'emprunteur de mauvaise foi peut refuser de rembourser le prêt. Il peut nier avoir reçu les fonds (surtout s'il s'agit d'espèces), il peut même soutenir qu'il s'agissait d'un don et non d'un prêt (d'ailleurs, en l'absence d'écrit les tribunaux présument qu'il s'agit d'une donation).
Alors que faire ? Dès que la somme est importante et obligatoirement si le montant dépasse 800 euros (art 1341 du code civil), il convient de formaliser la chose par écrit. Voici un modèle officiel de reconnaissance de dette. Pour être valable, une reconnaissance de dette doite être écrite, datée et signée de la main de l'emprunteur. La somme doit être mentionnée en chiffres et en lettres.
De plus, en cas de "prêts entre amis" de plus de 760 euros, le fisc demande que l'opération soit déclarée à ses service via l'imprimé n°2062. Et s'il y a des intérêts appliqués au prêt, il faut que le prêteur les déclarent dans ses revenus : l'administration fiscale a tout prévu et tient à votre disposition l'imprimé n°2561.
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